Battus par Getafe au Bernabéu, le Real Madrid concède une deuxième défaite consécutive et laisse filer de précieux points dans la course au titr...
Le sifflet final a retenti comme un couperet dans un Santiago Bernabéu pétrifié par l'incrédulité. Pour la deuxième fois consécutive, le géant madrilène a mis genou à terre, cette fois face à un Getafe discipliné et sans complexe. Ce revers, plus qu'une simple contre-performance comptable, ressemble à un véritable séisme dans la capitale espagnole. Alors que le FC Barcelone s'échappe en tête avec quatre longueurs d'avance, la "Casa Blanca" semble soudainement vulnérable, orpheline de sa superbe habituelle et d'une efficacité offensive qui faisait jadis sa force.
L'impuissance tactique face au bloc d'acier de Bordalás
Sur le plan tactique, la défaite face aux Azulones a mis en lumière les carences actuelles de l'animation d'Ancelotti. Face au bloc bas et agressif traditionnellement instauré par José Bordalás, les Merengues ont paru sans solution, multipliant les centres stériles et les tentatives individuelles désespérées. Malgré la présence de Vinícius Júnior et de Jude Bellingham, le Real a manqué de ce liant technique que Luka Modrić ne peut plus assurer seul sur la durée d'un match de haute intensité. Getafe, fidèle à son ADN de "tueur de géants", a su exploiter les transitions rapides, punissant une défense madrilène étrangement passive sur les phases de repli. Ce n'est pas seulement une défaite, c'est un constat de panne moteur pour une équipe qui semblait pourtant programmée pour tout écraser sur son passage.
Le spectre du Barça et l'urgence d'une réaction
Le classement est désormais implacable : quatre points séparent les deux rivaux historiques. Historiquement, le Real Madrid se nourrit de l'adversité et des remontadas impossibles, mais le rythme imprimé par le FC Barcelone cette saison laisse peu de place à l'erreur. Chaque point égaré au Bernabéu pèse le double. Les observateurs s'interrogent : l'intégration tactique des nouvelles stars a-t-elle rompu l'équilibre précaire du milieu de terrain ? Le départ de cadres historiques commence-t-il à se faire sentir dans le leadership du vestiaire ? Si Carlo Ancelotti refuse de parler de crise, l'odeur du doute flotte pourtant dans les travées du stade. Le "mister" italien va devoir trouver la clé pour réinjecter cette faim de victoire qui semble s'être évaporée au profit d'une certaine suffisance technique.
Pourtant, enterrer le Real Madrid en novembre serait une erreur que l'histoire du football a maintes fois sanctionnée. Le club aux quinze Ligues des Champions possède dans ses gènes une résilience unique. Mais pour espérer combler le fossé qui se creuse avec les Catalans, il faudra bien plus que des discours d'intention : il faudra retrouver cette rage de vaincre qui transforme les fiascos en épopées. Le titre n'est pas encore perdu, mais le crédit, lui, s'amenuise dangereusement. Le prochain match ne sera pas une simple rencontre de championnat, ce sera le premier pas d'une survie nécessaire.