Au moment où Marseille semble perdre pied, l'OM a recruté 2 nouveaux milieux. Daniel Riolo est perdu dans le mercato phocéen. ...

Daniel Riolo est perdu. Et si le journaliste, souvent moqué pour ses coups de gueule, venait de mettre le doigt sur le mal qui ronge l’Olympique de Marseille : l’incohérence ? Alors que le ciel phocéen est plus noir que jamais, entre performances indignes et instabilité chronique sur le banc, Pablo Longoria a déclenché l'opération pansement en recrutant coup sur coup deux nouveaux milieux de terrain. Deux milieux. Oui, vous avez bien lu. Quand l’arrière-garde ressemble à un gruyère et que l’attaque peine à créer du danger, l’OM empile les joueurs dans un secteur déjà saturé. C’est la preuve éclatante que la stratégie sportive n’est plus dictée par le besoin, mais par l’urgence du mouvement.



Le Paradoxe Étrange de l'Entrejeu Phocéen



Le constat est simple : où veut en venir l’OM ? L’effectif est déjà riche en profils pour l’entrejeu. Nous parlons de Jordan Veretout, de Valentin Rongier (même blessé, il reste l’un des leaders), d’Azzedine Ounahi, et potentiellement du retour d’éléments comme Pape Gueye. Dans un système qui privilégie souvent le 4-3-3 ou un 3-4-3 exigeant, la priorité absolue aurait dû être de consolider une défense centrale perméable, ou d’amener un ailier capable de déborder et de débloquer les situations par l’aile.



Au lieu de cela, Marseille ajoute de la densité à la densité. Ce type de recrutement en catastrophe est typique d’un club qui gère à la petite semaine. Si l’on pouvait comprendre l’arrivée d’un "numéro 6" pur, un pivot défensif à la Luiz Gustavo capable de dicter le tempo et de protéger la base, l’ajout de deux profils de relayeurs ou de joueurs box-to-box ne fait qu’épaissir le brouillard tactique. Quel coach, après Gennaro Gattuso ou son successeur, pourra établir une hiérarchie claire dans ce capharnaüm ? Longoria semble avoir oublié que le football est un sport de complémentarité et non une simple accumulation de CVs.



L'Hyperactivité de Longoria, Symptôme de la Panique



Pablo Longoria a construit sa réputation sur une hyperactivité frénétique sur le marché des transferts. C’est sa marque de fabrique : beaucoup de mouvements, souvent des paris, pour tenter de réaliser la plus-value de demain. Mais quand cette stratégie devient la seule boussole, elle mène à la confusion générale, et Riolo l'a bien saisi. L’OM est passé maître dans l’art de l’instabilité. Les joueurs arrivent, les managers se succèdent, et la colonne vertébrale tant recherchée n'est jamais bâtie.



Le problème n’est pas d’acheter. Le problème est de mal acheter, d’acheter sans nécessité urgente, et surtout, d’acheter quand les fondations du club tremblent. Les supporters marseillais ne demandent pas de l’agitation ; ils réclament de la cohérence, un onze de départ stable et une âme. Ces deux nouveaux milieux de terrain ne régleront ni la passivité défensive ni le manque criant de leadership sur le terrain. Ils ne sont que du bruit dans une période où l'OM aurait besoin de silence pour écouter ce qui ne va pas.



La perplexité de Riolo est celle de toute la Canebière : l’OM nage en pleine contradiction. En dépensant de l’énergie et des fonds dans des zones déjà pourvues, Longoria ne fait qu’accentuer le sentiment d’improvisation et le désespoir d'une saison qui s'annonce longue et douloureuse.